ZAc de la Sèvre. Les propositions des élus et de l’association VIVONS

ZAC de la Sèvre

Rétrospective !

Le projet de la ZAC de la Sèvre est née au début 2012 avec une vocation dédiée uniquement à l’habitat soit environ 110 logements alliant petits collectifs, logements sociaux et terrains à bâtir.
En 2014, juste avant les élections municipales, la municipalité de l’époque concède l’opération à un prestataire pour l’aménagement et la vente des logements de la ZAC. On ne parle nullement de surface commerciale dans ce projet.
Courant 2014 / 2015 les différentes analyses et études révèlent un problème de pollution d’une partie du site qui réoriente l’aménagement de la ZAC. La municipalité se désengage avec l’aménageur.
Janvier 2016, M. le maire annonce lors de ses vœux à la population, l’implantation d’une surface commerciale de 500 à 600 m2 de superficie de vente, plus 300 m2 dédiés au transfert de la pharmacie actuelle (rue de la Gare) ainsi qu’un pôle santé d’environ 300 m2. Il faudra envisager d’important investissement à la charge de la commune pour les aménagements de l’espace public (voirie, assainissement, stationnement, environnement paysager…).
1er semestre 2016, des rencontres avec quelques enseignes commerciales permettent de mieux appréhender leur souhait à savoir une surface minimale de vente de 800 m2.

Des Hayonnais se mobilisent !

Fin juin 2016 une pétition est lancée pardes habitants demandant l’instauration d’un débat public notamment sur le type de surface commerciale et sa localisation au regard du devenir du centre bourg. Pétition qui a connu un franc succès avec 1000 signatures. De notre point de vue, les pétitionnaires n’ont pas été suffisamment entendus.

Cette action n’auraient elle pas inspiré les élus majoritaires pour l’exposition actuelle en mairie ?

« Vivons la Haye »

échange avec les habitants

Juin 2016 notre association « Vivons la Haye » organise dans le bourg une expo débat pour échanger avec les habitants.

Depuis 2012 un projet mal maîtrisé et une équipe majoritaire qui n’a pas su jusqu’à présent suffisamment associer habitants, commerçants … sans prendre en compte les observations et réflexions des élus minoritaires .

 

Les raisons de notre inquiétude !

Pour nous la ZAC pose problème uniquement sur son volet commercial. En effet il y a contradiction entre la volonté de développer commercialement le centre bourg (étude « plan de référence du bourg » réalisée au 1er semestre) et l’implantation d’une surface commerciale dans la ZAC .

 

Trois raisons :

Le commerce du centre bourg est entrain de reprendre une certaine vigueur avec de jeunes commerçants;ce n’est pas le moment de l’affaiblir ! Or l’implantation de la surface commerciale, le transfert de la pharmacie dans la ZAC ainsi que le développement du pole santé risque d’aller dans ce sens. D’autant que certains commerces actuels se positionneraient pour rejoindre la ZAC si la surface commerciale y est maintenue.

Un centre commercial éloigné et opposé géographiquement aux zones résidentielles du bourg:

  • Non adaptée aux personnes ne disposant pas de modes motorisés (village retraite par exemple)

  • Incitatif à l’usage de la voiture ce qui va entraîner une problématique de flux de déplacement et de sécurité dans la rue de la Sèvre déjà bien encombrée

  • Contraire à l’orientation prise par la municipalité de favoriser les déplacements à pied et à vélos.

Des conséquences sur les finances publiques.

Contrairement au projet précédent (uniquement consacré à de l’habitat) la valorisation de l’entrée de ville va entraîner un surcoût du traitement de la voirie et de l’espace public du fait notamment de la surface commerciale de la ZAC. Sans pour autant une participation pécuniaire plus importante de la part des opérateurs. Des aménagements dont le financement sera essentiellement supportés par la collectivité donc aggravation du déficit.

Ce que dit le plan de référence du centre bourg !

L’étude prospective engagée début 2017 par la municipalité a pour objectif de dessiner pour les 20 ans à venir les orientations et le développement du centre bourg. Tant sur son évolution urbanistique que sur ses conséquences sur le plan des déplacements. En particulier la prise en compte des déplacements doux (marche à pied et à vélo).

Les résultats de cette étude communiqué lors du comité de suivi (*) mettent l’accent, entre autres, sur le développement et la restructuration de l’espace du Bois Geffray, le pourtour de la place Pirmil et l’îlot « Coccimarket ». Cette étude réaffirme, comme celle réalisée par la CAUE il y a environ 5 ans, le développement du commerces dans le centre bourg.

Comment peut on admettre que l’implantation de la surface commerciale dans la ZAC ne sera pas un frein à cette orientation ?<

(*) comité qui associe des représentants des commerçants et 3 habitants du bourg (choisis on ne sait comment ?)

 

La présence dans la ZAC d’une surface commerciale hypothèque la requalification du centre bourg et mettra en difficulté les commerçants actuels, sans apporter de plus-values aux habitants .

 

Une nouvelle orientation à privilégier !

En Dédiant la ZAC à l’habitat et aux espaces verts

La valorisation du centre bourg passe par la création d’un espace paysager digne de ce nom. La création de la ZAC est une belle opportunité pour mettre en valeur son cœur, et réaliser une coulée verte, dédiée à la promenade, les jeux, … lien privilégié entre le centre bourg (place Pirmil) et la ZAC. Eventuellement pas d’objection pour y voir le pole santé et la pharmacie !

En Privilégiant les commerces  dans le bourg !

Pour nous l’enjeu est bien de préserver et accentuer l’essor du centre bourg en privilégiant les services et les commerces.
Les différentes activités commerciales et de services que la majorité envisagent sur la ZAC, peuvent être implantées au centre bourg :
800 m2 rue de la Garenne (supérette actuelle et ex- maison d’Henri Herry). Cette dernière a été acquise , il a près de 3ans, pour justement agrandir la surface commercial actuelle dont le foncier appartient à la commune.
700 m2 en cœur de bourg (ex « petit st Antoine ») consécutif à l’arrêt l’activité du traiteur il y a plus d’un an. Cet espace est stratégique compte tenu de la proximité de la place Pirmil qui est un atout indéniable de par sa capacité de stationnement. Auquel on peut adjoindre les 500 m2 du bâtiment qui abrite « viti-service ». Si le 1er site est privé, le second est  propriété communale

5000 m2 disponibles dont les 2/3 propriété communale

Commerces et services peuvent être largement préservés voire étendus en centre bourg. A ces 2 espaces (Garenne et secteur Pirmil), s’ajoutent celui du Bois Geffray (2500 m2), qui, en complément d’un équipement culturel (bibliothèque), offre d’autres possibilités d’accueil. , y compris des commerces comme le propose l’étude du centre bourg !)

 

L’espace rue de la Garenne, serait le plus opérationnel pour accueillir rapidement la surface commercial projetée dans la ZAC (la commune étant propriétaire de la totalité de l’espace)

Ces 3 sites sont en mesure d’accueillir largement la pharmacie et une surface commerciale de 300 à 400 m2 de surface de vente (superficie qui semble être retenue par la majorité).

 

En conclusion ! Nous proposons :

  • Mettre de la cohérence dans l’urbanisation du bourg
  • Préserver le développement harmonieux de la commune
  • S’appuyer sur les commerçants et … ? les aides au développement du bourg

Nous invitons donc les élus majoritaires à renoncer à la partie commerciale de la ZAC

Votre avis et vos suggestions nous intéressent ! N’hésitez pas à nous faire part de vos réflexions !

L’espace « Laissez un commentaire » ci dessous vous appartient…

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *